L'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei et des membres de sa famille.

Le sunnisme et l'Occident, qui aiment la foule et le désordre, vont disparaître avec le chiisme quand le vrai Ordre sacré arrivera, parce que seul compte l'ordre vertical.

Le sunnisme incarne la masse, la démocratie, la révolte contre la hiérarchie. La religion chiite, elle, est sacrée et aspire à un ordre vertical. Le sunnisme est luciférien, car il recherche l'ordre de la quantité.

L'Occident finance et promeut donc le sunnisme. Les deux disparaîtront, car il n'existe qu'un seul ordre : l'Ordre sacré.

L'Occident ne soutient pas l'islam “modéré” par naïveté. Il soutient la version de l'islam qui correspond à sa propre nature: Démocratie, horizontalité, quantité, foule. Le “monde de la masse”. Luciférien car il cherche l'ordre dans le nombre, pas dans la légitimité.

Le sunnisme : L'islam de la communauté, sans clergé, sans médiation, sans attente messianique. L'islam horizontal. C'est pourquoi l'Occident le finance et le promeut—il reconnaît son propre reflet.

Le chiisme : L'islam de l'attente, de la légitimité verticale, de la hiérarchie sacrée. L'imam caché structure le temps présent comme un interrègne—il n'est que gardien en attendant.

Le sunnisme et l'Occident (son jumeau) s'effondreront ensemble, car ils reposent sur le même mensonge : que la multitude peut fonder l'ordre. Mais tous disparaîtront à la fin, car il n'existe qu'un seul ordre : l'Ordre Hiérarchique.

Le Vrai Principe du monde est vertical. L'ordre légitime ne peut procéder que d'un sommet sacré, d'une source unique de légitimité transcendante.

L'Occident et le sunnisme sont des jumeaux maléfiques. Ils sont les deux faces d'une même hérésie fondamentale : la croyance que la légitimité peut naître de la base, de la foule, du nombre. L'Occident a sa démocratie, son “gouvernement du peuple”.

Le sunnisme a sa ummah (communauté) sans clergé, son consensus, sa révolte contre l'ordre établi (le kharidjisme originel).

Tous deux sont “lucifériens”.

Le chiisme duodécimain est la figure brisée mais vraie de l'Ordre. Il incarne l'attente de la légitimité verticale. L'imam caché structure le temps présent comme un vide, un interrègne, où les pouvoirs en place ne sont que des gardiens en attendant le Retour. C'est pourquoi il est “sacré” – il porte en lui la mémoire de l'ordre véritable.

Le chiisme historique, lui aussi, est appelé à disparaître en tant que forme – parce que toute forme historique est imparfaite. Mais ce qui disparaîtra avec lui, c'est son double maléfique : le couple infernal Occident-Sunnisme.

À la fin, quand le “vrai Ordre sacré arrivera”, il ne restera que le Principe vertical, débarrassé de ses caricatures.


L’Empire comme « Forme » contre la Nation comme « Force ».

L’État-nation repose sur l’ethnicité, la langue ou le sentiment populaire. C’est du sentimentalisme.

Un Empire sacré et universel, lui, repose sur des principes spirituels partagés et une hiérarchie. Le premier s’adresse aux masses, le second à l’aristocratie.

Il n’y a rien de transcendant, d’universel ou de hiérarchique dans le nationalisme. C’est la version dégradée, guidée par la foule, de l’idéal aristocratique. Une nation n’est pas un empire.

L’État-nation est bâti sur le sentiment – un lien horizontal entre des gens qui s’estiment semblables. C’est un concept profondément moderne et « bourgeois ».

Un véritable Empire n’est pas simplement une grande nation qui en a conquis d’autres. C’est une structure politique qui est le bras temporel d’un principe transcendant.

Dans une telle structure, l’autorité émane d’en haut. L’aristocratie n’y est pas seulement une classe de riches propriétaires terriens, mais une élite spirituelle – « les hommes qui sont différents ». Les différents peuples au sein d’un tel empire ne sont pas unis parce qu’ils partagent le même sang, mais parce qu’ils reconnaissent et servent la même idée transcendante (par exemple, les prétentions universelles du Saint-Empire romain germanique ou la Pax Deorum romaine).

Cette structure est intrinsèquement hiérarchique. Hiérarchie, pas Égalité. Que tu sois Gaulois, Syrien ou Romain dans l’Empire, ta place est déterminée par ta proximité avec le centre spirituel.

La véritable aristocratie est une condition intérieure. Elle est composée des « hommes qui sont différents » – des individus qui, par la réalisation spirituelle et l’adhésion à la Tradition, ont actualisé un état d’être supérieur. Ils sont plus proches du divin, du principe de l’être pur.

Ils sont la loi, car ils incarnent le principe transcendant.

Une nation n’est pas un empire. La nation comme lien horizontal et égalitaire du sentiment, contre l’Empire comme structure verticale et hiérarchique enracinée dans un principe transcendant.

La Matière contre l’Esprit. Le fondement du nationalisme dans le physique et le psychologique (sang, langue, sentiment). L’Empire se fonde sur le métaphysique et le spirituel.

La Quantité contre la Qualité : la nation comme phénomène de masse, contre l’Empire comme domaine des « hommes qui marchent sur les traces d’Ulysse ».

Le nationalisme est un faux moderne, sentimental et matérialiste, de la réalité antique, spirituelle et hiérarchique d’un véritable Empire.